Un vrai choix, une autre voie : i.D. !


Notre indépendance est votre seule garantie pour la défense de vos futures conditions de travail.

Voter i.D., c’est décider votre avenir professionnel pour les quatre prochaines années !
Les élections professionnelles définiront la répartition des sièges dans les différentes
instances. La pluralité syndicale dans les CAPA, CAPN, CTA, CTMEN est la seule
alternative aux dérives possibles entre un syndicat unique et le pouvoir politique en
place. Rappelons que le nombre de sièges a diminué en CAPA et en CAPN, ce qui
conduit à remettre en cause l’équilibre de la représentativité.

Au-delà du résultat, l’enjeu sera d’avoir défini les forces en présence pour négocier,
revendiquer, défendre les conditions de travail et les responsabilités des personnels
de direction ainsi que la gestion de leurs carrières et de leur rémunération pour
les années à venir avec un ministère avide de réformes et de changements mais
confronté à l’exigence de rigueur budgétaire contenue dans CAP 2022.

Les années à venir, ce sont :
- La mise en place de la réforme du baccalauréat 2021 et d’ici là les adaptations de la formation
au lycée général et technologique,
- La réforme de la voie professionnelle et de l’apprentissage,
- ParcourSup et les adaptations nécessaires,
- L’instance d’évaluation des EPLE pour 2019,
- La fusion des académies par région et la réorganisation territoriale qui en découle
avec notamment la GRH de proximité,
- Le nouveau concours de recrutement des personnels de direction 2020,
- La mise en place de modalités de rémunération alliant part fixe et part variable.

Notre syndicat a élaboré un livret proposé dans cette revue pour établir le constat de notre action syndicale de 2014 à 2018 et présenter les orientations pour 2018-2022 en regard des éléments précédemment évoqués.
Il ressort de notre action que nous avons été présents sur tous les dossiers et nous vous avons tenu informé de notre travail par nos différents outils de communication. Sur ce point, i.D. se félicite de la réelle ouverture faite par le nouveau gouvernement, qui a souhaité une consultation syndicale plus large et plus régulière avec les différents syndicats de personnels de direction. Avant 2017, les accès étaient « contrôlés » et « sélectifs ».
Si nous devons retenir les dossiers les plus marquants où i.D. a permis de réelles avancées dans un laps de temps très court :
La réforme du collège, où nous avons été les seuls dès 2015 à alerter sur le niveau d’impréparation technique de cette réforme, l’inachèvement du LSU, la complexité du plan de formation des enseignants. Réforme du collège soigneusement détricotée par la suite : un désavoeu cruel pour les équipes direction ayant porté avec loyauté la réforme auprès d’équipes enseignantes majoritairement réticentes voire hostiles. Tout ça pour ça !
Le déploiement des PPMS sûreté et sécurité, où nous avons demandé dès août 2016 la mise en place d’une commission sûreté – sécurité pour conseiller les personnels de direction et pouvoir aussi peser sur les décideurs en terme d’investissement. Il aura fallu attendre septembre 2018 pour que le nouveau gouvernement prenne des dispositions en ce sens, accréditant par là-même la revendication d’i.D., ce qui est un réel soutien aux chefs d’établissement pour pouvoir exercer leurs responsabilités.
Le chef d’établissement responsable de la sécurité des personnes et des biens : des mots cent fois répétés et qui résonnent aujourd’hui fortement suite aux événements de Créteil et du Havre. Les solutions sont urgentes à mettre en place. i.D. trouve ici un écho encore plus fort à sa demande de coordonner les réponses des différents acteurs sous l’autorité du préfet pour mettre en place les mesures nécessaires, tant au niveau de la prévention qu’à celui de la remédiation et de la sanction. La lutte contre le décrochage scolaire et la transformation du lycée professionnel sont des pistes urgentes pour redonner du sens à l’école à de très nombreux élèves et de très nombreuses familles. Le nombre de conseils de discipline, de signalements au DASEN ne pourront être les indicateurs pertinents. Les professeurs attendent une protection légitime de leur hiérarchie : chaque EPLE sous la responsabilité du Préfet et du Recteur doit obtenir les moyens pour répondre à sa situation particulière.
Le PPCR des personnels de direction, qui a fait l’objet de nombreuses réunions de travail et de négociations avec le ministère entre octobre 2016 et février 2017 pour aboutir au CTMEN du 15 février 2017. FO à la demande d’i.D. a voté l’abstention du fait du plafonnement à 455 promotions possibles de la Classe Normale en Hors Classe, à la différence des autres syndicats qui ont voté « pour ».
L’impératif d’un audit numérique, qui n’a toujours pas été réalisé. On a certes changé de DNE, on a stoppé SIRHEN pour des raisons de coût non maîtrisé. Mais ceci ne règle toujours pas les difficultés que nous rencontrons au quotidien sur les dysfonctionnements liés au numérique. On peut penser qu’à ce jour, le Ministre lui-même a bien intégré l’urgence de la situation…
Les logements de fonction, dossier sur lequel i.D. a réalisé une veille permanente et est intervenu systématiquement auprès des Ministres en poste. Cela a eu comme effet des interventions systématiques auprès des Présidents de Conseils Départementaux qui n’ont pu mettre en place leurs différentes mesures visant à réduire les droits en la matière.
Le dossier Gallieni, qui a permis que notre collègue soit considéré de façon décente après avoir subi les conséquences d’un dysfonctionnement de notre institution. Nous observons qu’il y a un avant et un après Gallieni, sur la modalité de gestion des situations de crise dans les EPLE, et plus particulièrement sur l’attention portée au traitement des personnels de direction, les recteurs et rectrices ayant évolué dans leurs approches à la demande du Ministre. i.D. se félicite de ce combat qui permet à chacun d’en sortir grandi grâce à un respect mutuel, élément essentiel pour construire une certaine confiance.
La mise en place d’un 2ème Professeur Principal en 2GT pour réussir le suivi et l’accompagnement des 54h d’orientation dans des classes de 35 élèves et augmenter l’égalité des chances dans les choix de ParcourSup à travers les spécialités et les différentes voies de formation. Le Ministre, là aussi, semble entendre ce discours et envisage de retenir cette proposition d’i.D.
L’alerte sociale lancée en août 2018 : aucune négociation, ni aucun accord, ni protocole ou alerte sur nos conditions de travail n’ont abouti à ce jour depuis des années. Trois axes se dégagent :
- L’organisation et le fonctionnement pour objectiver notre charge de travail,
- Le management et la gouvernance qui restaure la « confiance » souhaitée,
- La reconnaissance de notre métier à travers la gestion des carrières et des rémunérations.
i.D. a développé depuis plusieurs années une approche du métier qui lui est propre. Notre indépendance et nos modalités de fonctionnement s’appuient sur la dynamique et le contexte des départements et des académies, et nous conduisent à revendiquer des conditions de travail et une politique éducative qui soient en phase avec la réalité du terrain. C’est à l’opposé d’une organisation verticale qui détermine en lien avec le ministère ce qui est bien vu de Paris, puis qui se dédit quand la base souligne le décalage entre le « politiquement correct » et la réalité du métier. Ces circonvolutions et contradictions permanentes ne nous conduisent à rien, la situation actuelle en atteste. Qui peut dire que les conditions d’exercice de notre métier se sont améliorées ces dernières années ?
i.D. a également évolué et progressé depuis 2012 en intégrant une organisation syndicale majeure, FO (1er syndicat de la fonction publique). Notre indépendance est respectée dans une fédération qui est plurielle et donc diverse. Mais surtout, cela nous a permis d’entrer et d’être présent dans des instances et des groupes de travail, là où auparavant nous sollicitions des droits d’entrée. Ceci est essentiel car cela permet à l’institution d’entendre maintenant une autre analyse, un accord quand c’est pertinent, un désaccord quand cela le justifie. Il n’y a donc pas, comme le résument certains, des syndicats « réformistes » et « progressistes » d’un côté et un syndicat contestataire de l’autre ; mais plutôt des syndicats qui s’inscrivent dans les orientations du gouvernement sous prétexte de changement, d’évolution et de modernité, face à un syndicat qui soutient les initiatives quand elles sont source de progrès et qui dénonce ce qui n’est ni réaliste ni équitable pour les usagers et les personnels en charge de conduire les réformes.
Fort de ce bilan, i.D. se présente devant vous à ces élections professionnelles 2018 et vous invite à vous prononcer pour notre syndicat afin de maintenir une pluralité syndicale d’une part, et de permettre à la totalité des personnels de direction d’être représentée d’autre part.

Un vrai choix, une autre voie : votez i.D.-FO au CAPA, CAPN, CTA, CTM !.

Votez ID, Votez utile !

Philippe DONATIEN

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