Compte-rendu GPL du 14 septembre 2016


Compte-rendu
GPL du 14 septembre 2016

Présents : Mme la Rectrice, M. Diaz Secrétaire Général, M. Blugeon Directeur de Cabinet, M. Picaud Dasen 79, M.Bourget Dasen 16, M. Grosdemange Dasen 17, M. Claverie Dasen 86, M. Michelin et Mme Mathieu IPR EVS, Mme Poirier SGA DRH, M. Lapierre Dipear.
Pour iD : Eric Sanchez

Ordre du jour:

- Constat de rentrée
- Journée du 19 octobre
- carte de formation

Mme la Rectrice nous donne rapidement la parole souhaitant avoir nos impressions de rentrée.

1. Réforme :

Nous lui faisons part de la mise en œuvre de la réforme qui s’installe progressivement, avec quelques endroits où cela ne passe toujours pas.
L’obligation d’une pause méridienne de 1h30 pose souci surtout au regard des moyens en vie scolaire (surveillance) qui ne sont pas là.

2. Postes d’enseignants :

Les problèmes des affectations tardives, voire toujours en attente, des enseignants dans certaines matières, toujours les mêmes où les tensions sont fortes et qui rejaillissent sur le climat de l’établissement.

Nous exprimons notre mécontentement de ne pas avoir de réponse de Com’R, ni une alerte nous informant que notre demande a bien été prise en compte (ou tout simplement arrivée à bon port!), nous nous étonnons qu’il ne soit pas possible d’avoir un mail automatique de confirmation ni un mail nous informant qu’une personne a été désignée. Ce qui fait qu’il faut aller régulièrement, plusieurs fois par jour sur l’application pour vérifier si le dossier a évolué … et nous n’en avons pas le temps.

Nous expliquons qu’il est surprenant de devoir nous “dépanner” entre nous.
Je cite un exemple concret : un TZR affecté dans un établissement (RAD), sans poste, alors qu’un collègue en a besoin … le plus surprenant est que le collègue a contacté les services de la DPE qui lui affirment qu’il n’y a plus personne de disponible.

J’ai réaffirmé notre solitude face aux parents qui se tournent vers nous, leur seul interlocuteur. Nous sommes parfois démunis : comment expliquer l’inexplicable ?

Comment expliquer que 2 enseignantes, dans 2 disciplines différentes qui ne sont pas forcement en tension, ne soient pas remplacées alors que la saisie des congés maternité a été faite en mars ?

En ce qui concerne les petits collèges, il a été rappelé que nous avions maintenant à faire à des contractuels qui refusaient de venir si l’établissement était trop loin ou la quotité de service peu intéressante.

Mme Poirier, étonnée, nous répond que tous ces points avaient déjà été évoqués lors d’un groupe de travail antérieur pour être améliorés. Ce que nous avons confirmé. Tout ceci sera remonté pour être amélioré …

En ce qui concerne les contractuels, des travaux sur leurs statuts sont en cours au niveau national pour éviter d’avoir des contractuels refusant les services.

(NB: il sera intéressant de voir ce qui sera proposé, quand on voit que les titulaires refusent certains postes)

3. Postes de faisant fonction :

J’ai demandé pourquoi il y a eu des nominations de faisant fonction si tardives, sachant que les faisant fonction viennent compléter les postes vacants.
Les postes vacants étant connus dès la CAPA des stagiaires, pourquoi ne pas, dans la foulée, affecter les faisant fonction ?
(NB : il faut rappeler que nous avons la chance d’avoir dans l’académie de Poitiers une CAPA stagiaires, ce qui est rare et un plus considérable dans l’accompagnement des collègues).

M. Diaz m’a répondu qu’il ne faut pas avoir des demandes contradictoires : vouloir avoir des enseignants affectés rapidement et avoir des faisant fonction, surtout lorsqu’il s’agit des “mêmes” personnes (au sens “même discipline” car nommer un faisant fonction revient à retirer un enseignant).
J’ai répondu que nous n’étions pas sur le même champ et qu’il serait regrettable de vouloir privilégier une classe plutôt qu’une direction d’établissement. Certes une classe de 30 élèves sans prof ( + les parents des élèves) fait du bruit mais attention à l’épuisement des personnels de direction. Certains collègues qui n’ont pas d’adjoints nommés à la rentrée sont déjà fatigués.
Un personnel de direction qui s’arrête cela crée moins de bruit mais cela a certainement davantage de conséquences sur le bon fonctionnement de l’établissement.

4. Sécurité des établissements :

Pour iD, les choses s’engagent : les visites des EMSA et des référents police pour la réalisation ou actualisation des diagnostics de sécurité sont en cours.
Toutefois, de nombreuses réunions ayant pour thème les exercices de sécurité (CHS ou autre) se sont faites sans la présence de nos partenaires alors que les 2 ministères s’étaient engagés à une action conjointe.

Reste le problème des travaux qui en découlent : les finances des départements et l’ampleur des travaux en terme de temps ne permettront pas une réalisation sous peu.

J’ai rappelé la demande de iD d’avoir un guide avec des éléments de langage pour nous aider dans nos communications envers les familles, pour ne pas être plus anxiogènes qu’autre chose. Il nous a été rappelé que le guide destiné aux chefs d’établissement est très bien fait.
Pour nous, cela ne semble pas suffisant et cela ne vaut pas l’expertise de personnels formés, professionnels des métiers de la protection de la population dans la mise en œuvre des exercices.

5. Journée du 19 octobre, formation sur l’évaluation.

Pour le Snpden, la date pose problème : trop tôt, pas de préparation.

Je suis intervenu pour rappeler que la question de l’évaluation touche au changement de pratique : aucune date ne conviendra à ceux qui ne veulent pas du changement ou qui ne se sentent pas prêts à accompagner le changement.
J’ai rappelé que l’argumentaire autour de la date, de l’aspect prématuré voire impréparé avait déjà été avancé par nos collègues en mai dernier… avec pour effet de reporter la formation à la rentrée … puis en novembre … puis quand ?

D’autre part, un groupe de travail où siègent les représentants des 2 syndicats se réunit pour réfléchir au format de cette journée de formation pour ne pas être dans l’impréparation, l’improvisation. D’où un étonnement de ma part quant à la remarque faite par nos collègues.

J’ai rappelé que iD était opposé au report de la formation, qu’il fallait se préoccuper de la question de l’évaluation, cœur réel de la réforme du collège.

J’ai également demandé de faire attention à ne pas passer d’une formation sur l’évaluation à une information sur l’évaluation dans une formation au numérique : le LSUN est un outil, non l’évaluation elle-même. Il ne faut pas confondre l’outil et la posture.

Dans la continuité de la prise de parole de la rentrée, j’ai également rappelé l’importance de la présence et de l’investissement des inspecteurs.

Madame la Rectrice a rappelé son attachement à la présence des inspecteurs aux cotés des chefs d’établissement.

Madame la Rectrice explique que la date du 19 octobre créé problème pour les enseignants du 1er degré (cf. les calendriers de vacances scolaires qui mentionnent « vacances après la classe ») et que les inspecteurs ne seront pas en mesure de répondre à toutes les sollicitations sur une seule date.

J’ai précisé que les IPR ne sont pas seuls, que les IEN sont légitimes pour intervenir face aux enseignants de collège, de même que les conseillers pédagogiques du 1er degré et les enseignants formateurs académiques.
Ainsi, le vivier d’appui est plus large que le seul périmètre des IPR.

Madame la Rectrice explique qu’elle n’a pas encore pris de décision et qu’elle nous communiquera son choix.

6. Carte des formations :

Mme Fouilloux, DAET, présente le “Plan 500 formations”, qui sera projeté aux chefs d’établissement le lendemain (15/09).

Le diaporama (en PJ) présente les enjeux nationaux, la cadre régional, le cadre académique et le calendrier de mise en œuvre.

Mme Fouilloux explique qu’il n’y aura pas d’appel à projet.

Les choix ont été faits conjointement entre la Région et les 3 rectorats en ce qui concerne les priorités parmi les 12 secteurs économiques.

Il a été décidé que la Région accueillerait 50 nouvelles formations : 25 sur l’ex région Bordeaux, 20 sur Poitiers et 5 sur Limoges. Les formations sont sur le niveau V (9), le niveau IV (8) et le niveau III (3).

Une carte des implantations “possibles” est présentée.

Nos collègues se sont insurgés de la méthode et du choix territorial de l’implantation des formations : impression d’injonctions, de commandes faites aux personnels de direction, de choix imposés par Bordeaux, de délais très courts pour réagir.

J’ai rappelé la difficulté, l’inconfort et le courage du lanceur d’alerte : j’ai rappelé que iD a depuis longtemps mis en garde sur la prépondérance de Bordeaux (NB : ce qui s’est confirmé dès le début par la suppression des aides et dispositifs poitevins “harmonisés” sur ceux de Bordeaux jugés plus pertinents par l’exécutif de la nouvelle région).

Nos échanges avec la nouvelle région (audience avec Monsieur Nembrini, cf. CR du 02/06/2016) nous avaient déjà fait comprendre que la région prendrait appui sur les établissements scolaires, plus particulièrement les lycées professionnels, pour illustrer son projet de politique économique et de maillage du territoire.
Les LP deviennent une illustration, ou un outil, de la politique économique de la nouvelle région : c’était clair pour nous.

Le poids de Bordeaux dans les décisions ne peut continuer à être nié ; le saupoudrage sur les 2 autres régions est flagrant.

Nous interrogeons Madame la Rectrice sur le groupe de travail sur la carte de formation de la région, nous l’interrogeons sur la continuité des parcours et les échéances de mise en œuvre : le plan sur 3 ans donnera-t-il des effets à la rentrée 2017, 2018 ou 2019?

Le Secrétaire Académique,

Éric SANCHEZ